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Are human rights animal rights?

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jeudi 30 septembre 2010

Osez le féminisme, mais pas la libération animale non plus.

Il semblerait qu'un mini-scandale soit en train d'éclater et de se répandre sur Twitter, me donnant envie de réagir.

La campagne jointe de la Sea Shepherd Conservation Society et de la Fondation Brigitte Bardot pour dénoncer le massacre de dauphins au Danemark (pays sûrement sympa par ailleurs), publiée en pleine page dans le Monde daté d'aujourd'hui a attiré l'ire d'Osez le féminisme.

En effet, l'affiche représentant une femelle dauphin éventrée, le fœtus qu'elle portait mort et hors de son utérus, le tout sur le t-shirt d'une femme enceinte, a été interprétée par Osez le féminisme comme une attaque sur le droit des femmes à l'avortement.

Stop the Grind en pleine page du Monde source : http://twitpic.com/2t247k

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jeudi 10 juin 2010

Des pubs pour « Le Bœuf » : réjouissons-nous !

En effet mes sœurs et mes frères, réjouissons-nous.
L'industrie de la viande qui ressent le besoin de faire de la publicité pour justifier la consommation de « bœuf », c'est bon signe.

Il y a trente ans il eut été inconcevable de devoir faire de la réclame pour inciter la population à manger un steak. S'il y a bien quelque chose que tout le monde aime, c'est un bon steak bien juteux, n'est-ce pas ?

(source)

Mais avec les dernières attaques de ces salauds d'écologistes (télécommandés par les bien plus dangereux extrémistes végétariens qui veulent détruire les belles traditions de notre douce nation), le lobby de la viande ressent le besoin de motiver la consommation de cette noble bête qu'est le bœuf.

On est donc à la troisième étape du triptyque énoncé par Schopenhauer :
D'abord ils vous ignorent, ensuite ils vous ridiculisent, enfin, ils vous combattent.

Mais avant de nous réjouir complètement, prenons quand même le temps d'analyser ce monument d'intégrité intellectuelle qu'est la campagne « Le bœuf, une énergie naturelle, essentielle, vitale et responsable. »
Je sais, c'est magique dès le début.

Le choix du « essentielle » est le plus évident à démonter, on ne va pas y accorder plus qu'un « Et c'est pourquoi l'Inde à cesser d'exister il y a 1500 ans car elle n'a pas mangé assez de viande les enfants. ».
« Vitale » subit du coup le même sort.

Revenons ensuite un instant au choix du mot « bœuf ». Considérant que plus de 90% de la viande de bœuf consommée en France est de la viande de vache de réforme, je pense qu'on est à la limite de la publicité mensongère.
Cela vous donnera aussi une idée d'où vont les vaches à lait à la fin de leur vie. Et par « la fin » on parle de celle déterminée par l'optimum économique hein, pas leur espérance de vie naturelle.
Ça va pas oh, on va pas attendre plus de 20 ans pour bouffer de la viande dur comme chicotin non plus.
Bref, « bœuf » sonne clairement plus classe que « vache laitière en fin de carrière », la campagne marque encore un point en terme d'information factuelle.

En outre, on voit dans l'une des pubs un couple sautant dans les bras l'un de l'autre dans un champ, de majestueux et placides bovidés broutant dans le fond, libres comme l'air dans des collines verdoyantes de notre beau pays (variation sur l'image en haut de cet article).

Quelle proportion des vaches vivent au grand air, libres de leurs allées et venues ? Je ne trouve pas de chiffres exacts, mais pour ce qui est des veaux, moins de 10% visiblement[1] (source One Voice).

On pourrait continuer un certain temps comme ça, tant la campagne et le site associé sont volontairement vagues et donne dans le greenwashing basique, mais je préfère vous laisser avec ces quelques morceaux choisis et vous laisser continuer à lire ailleurs d'autres déconstruction de la même campagne, si ça vous dit.. 

En France, qui dit bœuf dit prairies pour les nourrir. Et qui dit prairies dit à la fois stockage de carbone et diversité. Ainsi, au-delà du maintien de la diversité des races bovines de nos régions, les prairies abritent de très nombreux petits animaux, insectes et micro organismes qui, tous, participent à la biodiversité, au même titre qu’une flore végétale abondante.

Décidément, le bœuf crée la vie autour de lui.

(source)

Comment ces prairies stockent-elles du carbone, le site ne l'explique pas (ce carbone ne serait pas stocké si les prairies étaient laissées à être broutées naturellement par les animaux ?).
On appréciera aussi particulièrement l'ironie de la dernière ligne.

Nos élevages, essentiellement familiaux et générateurs de milliers d’emplois, participent activement, et de façon responsable, au dynamisme économique et social de nos régions.

Ainsi, grâce au bœuf, nos campagnes sont pleines de vie.

(source)

La dernière ligne encore une fois est assez magique.

Bref, on restera surtout sur le fait que l'industrie de la viande en est venue à un point où elle se sent devoir défendre sa position, surtout d'un point de vue environnemental.

Bientôt, on arrivera peut-être même à leur faire admettre qu'ils utilisent des animaux (avec des nerfs, un cerveau et semblant de conscience, si si !) pour gagner leur vie, et non des automates ou des objets, comme le voudraient Descartes ou le code civil.
Et on les verra argumenter qu'ils sont bien évidemment de grands défenseurs de la vie des animaux, et que c'est pour ça qu'ils les font venir au monde dans de telles quantités.

Notes

[1] Et encore, je simplifie, 10% ne sont pas élevés de façon industrielle, il faudrait regarder la proportion qui est « bio ».

jeudi 3 juin 2010

Des limites de la gentillesse bien pensante

Il y a quelques mois, en traînant sur un réseau social bien connu, un groupe sarcastique a été porté à ma connaissance : Pourquoi ne pourrait-on pas manger les chiens ?.

Bonne question, à laquelle je vous laisse le soin de répondre et d'en tirer les conclusions logiques.
Chose que visiblement, les détracteurs dudit groupe n'ont pas essayé de faire.

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