À chaque élection c'est pareil, toutes mes énergies démocratiques sont usées par les fanatiques des différents partis et candidats, les concessions que les unes et les autres font au nom du pragmatisme ou du « vote utile », les raccourcis intellectuels et les syllogismes, et plus généralement l'ambiance générale de fausse honnêteté et de cynisme.

Pour tenir, la musique fait des merveilles.

Voici donc quelques chansons…

Le plus radical, le moins fin, mais qui fait plaisir :
Vulgaires Machins : Un Vote de Moins

Un vote de moins un vote de moins
Un vote de moins le mien
Mangez donc un gros char de marde
ça va vous faire du bien
Un vote de moins
Pour ce beau pays de crétins

C'est pas du Bourdieu, mais c'est direct.

Pour se rassurer sur le fait qu'au moins, la responsabilité démocratique est partagée entre de nombreux citoyen/nes qui réfléchissent ensemble à l'avenir de la société :
Frenzal Rhomb : I'm a Backwards Fucken Useless Piece of Dogshit and I Vote

Should have had a billboard poster that says
I'm a backwards fucken retard useless piece of dogshit...and I vote

La finesse toujours, mais parfois quand je vois le processus de réflexion de certaines personnes qui les mène à voter…

Sur l'éléction en général, Paint it Black a aussi son mot à dire.
Paint it Black : Election Day

Last call for the bloodsuckers, cheaters, and parasites. You've been relieved of duty, so let's call it a night.

Et enfin, la palme du bon sens revient (comme souvent) à Propagandhi, avec the State Lottery :

Does it seem strange to you, the confetti, the balloons, the mile-wide grins?
The victory dance to welcome in the heir to a state of disrepair
'Cause it sure seems strange to me
They're acting like they won the lottery
Shouldn't they feel terror at the task that lies ahead?
To feed and house the people this system's left for dead?

À chantonner en tentant de garder son calme ce soir, en voyant les milliers de personnes qui se réjouiront et danseront parce que « leur » candidat aura gagné, et retourneront à leur vie le lendemain, laissant à ces « grands hommes »[1] le soin de régir leur avenir.

Notes

[1] Hommes évidemment, il paraît que les femmes ne dégagent pas une image de pouvoir.