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vendredi 29 mars 2013

J'ai vu ça, j'ai pensé à toi

Quand on est chiant et engagé, comme certaines d'entre nous se qui reconnaîtront dans cette définition, on entend parfois (souvent ?) cette phrase.

« Tiens, j'ai vu ça, ça m'a fait penser à toi. »

Comme si on était le point de chute de l'engagement, l'excuse morale de son groupe d'ami/es. Ah, ça c'est un truc pour Machin ! Sous-entendu : ça le concerne lui, et donc sous-sous-entendu : ça me concerne pas, moi.

Trop souvent, ça m'a un peu agacé, voire déçu ou attristé. Je ne suis pas la bonne conscience de mes amis, ni leur excuse : « ouais attend on est un groupe de gens progressistes, on a un pote végétarien et même qu'on le traite bien ! ».

Mais je me rends compte maintenant que c'est avoir une mauvaise perspective sur la chose. À chaque fois que quelqu'un pense à nous quand quelque chose de choquant se passe (que ce soit un comportement ouvertement homophobe, discrètement sexiste, ou spéciste et acceptant de la souffrance animale, etc.), c'est que cette personne pense à ce problème, le repère désormais. Elle le trouve digne d'intérêt et d'attention.

C'est, fondamentalement, que nous avons réussi à partager ce qui nous tient à cœur avec des gens qui nous tiennent à cœur.

Et ça, c'est une bonne nouvelle.

Donc ouais, je suis content que t'aies pensé à moi quand t'as vu ça. J'espère qu'un jour quelqu'un pensera à toi en voyant un truc similaire.

dimanche 8 juillet 2012

Tomboy SSH sync issues

When trying to synchronise your Tomboy notes using SSHfs to a location you know already contains your notes, you may get this error:

fuse: mountpoint is not empty
fuse: if you are sure this is safe, use the 'nonempty' mount option

From what I understand, Tomboy expects an empty directory to start synchronising notes, and if your directory is non-empty (for instances, you've reinstalled your system and are setting up your Tomboy instance to start syncing from that directory again), Tomboy will complain and refuse to sync.
It will, however give you the solution (“use the 'nonempty' mount option“) but not tell you how to do so.

It turns out you can add options to the “Folder Path (optional):” box, just do as if you were on the command line: -o option whatever, or in this case -o nonempty
You can also specify a port on which to connect using SSH, if you're using a non-standard port.

So, for me, the three fields in the Tomboy sync look like this:

Server: thisisabore.net:1337
Username: thisisabore
Folder Path (optional): /home/thisisabore/sync/notes/ -o nonempty

And there, Tomboy will now download your notes, and prompt you everytime there's a conflict between the local and distant notes.

Now, I just have to go through all the differences between these… oh, what fun.

dimanche 6 mai 2012

Jour de vote, de la musique pour survivre

À chaque élection c'est pareil, toutes mes énergies démocratiques sont usées par les fanatiques des différents partis et candidats, les concessions que les unes et les autres font au nom du pragmatisme ou du « vote utile », les raccourcis intellectuels et les syllogismes, et plus généralement l'ambiance générale de fausse honnêteté et de cynisme.

Pour tenir, la musique fait des merveilles.

Voici donc quelques chansons…

Le plus radical, le moins fin, mais qui fait plaisir :
Vulgaires Machins : Un Vote de Moins

Un vote de moins un vote de moins
Un vote de moins le mien
Mangez donc un gros char de marde
ça va vous faire du bien
Un vote de moins
Pour ce beau pays de crétins

C'est pas du Bourdieu, mais c'est direct.

Pour se rassurer sur le fait qu'au moins, la responsabilité démocratique est partagée entre de nombreux citoyen/nes qui réfléchissent ensemble à l'avenir de la société :
Frenzal Rhomb : I'm a Backwards Fucken Useless Piece of Dogshit and I Vote

Should have had a billboard poster that says
I'm a backwards fucken retard useless piece of dogshit...and I vote

La finesse toujours, mais parfois quand je vois le processus de réflexion de certaines personnes qui les mène à voter…

Sur l'éléction en général, Paint it Black a aussi son mot à dire.
Paint it Black : Election Day

Last call for the bloodsuckers, cheaters, and parasites. You've been relieved of duty, so let's call it a night.

Et enfin, la palme du bon sens revient (comme souvent) à Propagandhi, avec the State Lottery :

Does it seem strange to you, the confetti, the balloons, the mile-wide grins?
The victory dance to welcome in the heir to a state of disrepair
'Cause it sure seems strange to me
They're acting like they won the lottery
Shouldn't they feel terror at the task that lies ahead?
To feed and house the people this system's left for dead?

À chantonner en tentant de garder son calme ce soir, en voyant les milliers de personnes qui se réjouiront et danseront parce que « leur » candidat aura gagné, et retourneront à leur vie le lendemain, laissant à ces « grands hommes »[1] le soin de régir leur avenir.

Notes

[1] Hommes évidemment, il paraît que les femmes ne dégagent pas une image de pouvoir.

vendredi 16 décembre 2011

play fail formats: no handler for file extension `mp3'

Un billet solution technique (vous pouvez zapper si le problème ne vous concerne pas).

Si vous obtenez, sous Debian par exemple, le message « play fail formats: no handler for file extension `mp3' » quand vous essayez de lire une chanson ou un flux en ligne de commande avec le tout simple play, il vous manque le codec pour Sox, le logiciel qui fournit la commande play.

Pour résoudre ça :

sudo aptitude install libsox-fmt-mp3

et zou, c'est réglé.

lundi 19 septembre 2011

Deluge et “possible SYN flooding on port 688x. Sending cookies” de la mort.

Mise à jour : ça ne marche pas en fait, le message apparaît toujours. Ça m'apprendra tiens.

Mini billet pour partager une solution toute bête.
Si vous utilisez Deluge (un client Bit Torrent qu'il est plutôt pas mal) sur un serveur sans interface graphique, vous pouvez être confronté à une nuée de messages kernel: [timestamp] possible SYN flooding on port 688x. Sending cookies. Nuée telle qu'elle rendent le terminal de votre serveur inutilisable vu que le message est répété pleeeiiin de fois.

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vendredi 16 septembre 2011

Rooter et passer un Galaxy S 2 sur CyanogenMod, c'est aisé

Bonjour ami jeune en quête de libération de ton nouvel ordiphone deluxe.

Tu souhaites te libérer de la vilaine ROM imposée par ton opérateur pour goûter aux joies du choix et de la liberté informatique ? C'est aisé.[1]

Notes

[1] Oui, il y a référence.

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dimanche 3 juillet 2011

Comment faire une goldcard pour votre téléphone sous GNU/Linux

Un petit billet technique, aussi parce que je sais qu'il risque de m'être utile à l'avenir.

Une goldcard permet de forcer un téléphone à accepter une « mise à jour » qui est plus ancienne que la version du système déjà présente sur le téléphone. Un retour en arrière donc. Ça permet de descendre de version ou downgrader. Ce qui est parfois bien pratique quand on a besoin de rooter son téléphone.

C'est pas bien rassurant sur la sécurité de son téléphone non plus, mais bon. Si on veut de la sécurité, on chiffre[1], non ?

Bref, vous verrez souvent écrit ici et là que c'est chiant à faire sous Linux.
Que nenni, c'est probablement plus rapide, si on sait où on va.

Notes

[1] Au sens utiliser des moyens cryptographiques.

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vendredi 4 mars 2011

Honnêteté intellectuelle publicitaire

Vu sur le site d'Orange cette BD :

(On sent l'équipe créative qui a du aller trouver des genres musicaux dont elle n'avait jamais entendu parler, juste pour l'énumération.)

Tiens, c'est amusant comme argument.

Il y a quelques temps quand on vantait le côté bibliothèque d'Alexandrie des réseaux peer to peer et la pauvreté de l'offre dite légale, on nous opposait comme réponse « Mais qui écoute tout ça ? ».

Je me souviens même avoir vu et entendu Pascal Nègre annoncer avec une incrédulité frôlant l'hypocrisie « Imaginez, certains pirates ont plusieurs milliers d'albums ! Personne ne peut écouter tout ça ! ». On imagine les fans de jazz avec une collection de milliers de disques, soigneusement rangée et cataloguée avec amour selon une nomenclature travaillée aux petits oignons faire une crise d'apoplexie en entendant un truc pareil.

Il y un scénario peut-être même pire : M. Nègre était potentiellement sérieux en disant ça. Et ceci serait un problème bien plus grave encore… Cela impliquerait que le nº 1 du plus gros distributeur de musique en France (et l'un des plus gros dans le monde) ne comprend tout simplement pas une partie de son public et le marché auquel il s'adresse.

Ainsi, après nous avoir expliqué que personne n'avait besoin de toute cette musique, et que seuls les viles pirates dénués de tout sens moral pouvaient écouter des milliers de titres et albums différents, on nous explique maintenant qu'il faut absolument souscrire à un service privé pour avoir justement accès à des milliers de titres et albums.

Ah oui mais là c'est pas pareil, on a investi dedans.

Magnifique.

lundi 10 janvier 2011

Mauvaise raison de manger les animaux n°4 : « Mais c'est si bon ! » (ou « Mais c'est trop difficile d'arrêter »)

Ces jours-ci sort Faut-il Manger les Animaux de l'auteur Jonathan Safran Sfoer[1][2], un livre qui comme Bidoche, sorti il y a un peu plus d'un an, aura l'effet salutaire de remettre la question de la place des animaux (et plus particulièrement celle de leur consommation) dans le débat public en tant que réelle question de société.
Ça c'est le bon côté.

Le mauvais côté, c'est l'avalanche prévisible de réactions au livre qui vont donner peu ou prou ceci : « Oh quand même, abandonner complètement la viande… Je veux bien en manger moins, c'est vrai que c'est pas génial d'en manger trop, mais arrêter complètement, c'est trop difficile. ».
Ou le plus simple « C'est vrai que c'est pas super, mais c'est si bon ! ».

Je suis le premier à admettre que ce que nous mangeons est une part forte de notre identité (assez paradoxalement d'ailleurs, considérant que dans notre vaste majorité nous n'avons justement pas choisi ce que nous mangeons ni notre culture culinaire qui sont issus des choix et habitudes de nos parents) et que toucher à ce que nous mangeons c'est toucher à des définitions de notre personne qui remontent à l'enfance, là où notre identité se crée.

Je suis tout à fait d'accord que la pression sociale ne joue pas dans le bon sens en France, où « ne pas manger d'animaux » est une position vue comme rare et très minoritaire.[3]
J'ai pratiqué.

J'accepte qu'il n'est pas aisé de changer ses habitudes, qui plus est alimentaires, et que c'est d'autant plus le cas lorsqu'on n'a pas eu la chance d'avoir une réelle éducation culinaire et que l'on ne sait pas vraiment se faire à manger.

Je veux même bien admettre que nous sommes des créatures rassurées par le confort de la répétition et de l'habitude, et que du coup, ne pas manger de viande oulalah c'est quand même difficile.[4]

Mais imaginez un seul instant qu'on utilise la même excuse dans d'autres cas.

« Oh, je sais que je devrais moins manger pour perdre du poids et arrêter d'être obèse, mais c'est trop difficile de résister ! »
Quolibets de l'assemblée.

Ou pire (histoire de bien provoquer tout le monde et faire hurler ce qui ne comprennent pas qu'un argument, s'il est mauvais, peut permettre de justifier des choses atroces), avec la pédophilie[5]. Envisageons un instant un « C'est vrai que ça fait souffrir, mais c'est si bon ! » de la bouche d'un détraqué.

Les gens crieraient au scandale, voire à l'oblitération violente pure et simple des personnes se justifiant ainsi dans le cas de nos concitoyens en faveur de méthodes judiciaires d'un autre temps.

Et ils auraient raison. (Pas pour la mise à mort hein…)

Ce qui m'écœure, c'est lorsqu'on est dans le domaine des autres animaux par contre, le même argument est toléré, voire joyeusement accepté. (Et souvent enchaînés d'autres Mauvaises Raisons ©)

Il y a quelque chose de salement lâche à ne pas avoir le courage, même pas de ses convictions, non… juste de ses conclusions intellectuelles.
C'est ne pas être capable d'assumer la conclusion de sa réflexion sur une chose aussi simple que « ne pas manger quelques trucs » au prétexte qu'elle incommode nos habitudes et notre plaisir gustatif.

Et ça, pas mal de gens vont s'en rendre coupable ces prochains jours, je le sens bien.

Notes

[1] Je cherchais un lien en rapport mais 1/ le site de l'auteur a été suspendu par son hébergeur, 2/ le site de son éditeur français est en Flash tout chiant donc impossible de lier directement vers le livre, et 3/ je n'ai pas envie de pointer vers un vendeur plus qu'un autre pour vous proposer de l'acheter.

[2] Une bonne critique du livre sur Le Monde.

[3] Ce qui n'est que partiellement vrai étant donné que plus d'un million de Français sont végétariens aux dernières nouvelles.

[4] Sans même rentrer dans le cas des « végétariens » qui mangent sans sourciller oiseaux, poissons, etc. qui, c'est bien connu, ne sont pas des animaux.

[5] Y'a pas une règle d'Internet comme le Point Godwin pour ce qui est de la pédophilie d'ailleurs ? Je me sens presque coupable de prendre cette horreur comme exemple tiens…

dimanche 12 décembre 2010

Le point final - ou comment Le Point censure ses commentaires

Il y a trois semaines, intrigué par un message identi.ca de rom1v, je lis un article sur Le Point intitulé « Comment Windows a changé notre vie ». Et comme souvent lorsque je trouve qu'un article montre un peu trop clairement ses limites, je laisse un commentaire.

En effet, l'article du Point est exempt de toute analyse et critique et se borne à une espèce de publi-communiqué à base de « D'abord il y a eu Windows 3.1, puis la révolution Windows 95. Après, Windows XP est une révolution incroyable, mais Vista marche pas tip-top. Oh la la, heureusement, finalement, tout va bien, tout le monde aime bien Seven maintenant. ».

Rideau, circulez, y'a rien à voir. Et surtout pas de questions à se poser, du type :

  • Windows a-t-il amélioré la vie des gens ou l'a-t-il juste changée ?
  • Les gens sont-ils plus éduqués en informatique et maîtres de leurs ordinateurs, ou moins ?
  • Cette domination de plus de deux décennies est-elle légitime ? méritée ? critiquable ? explicable ?

Bref, à la vue des réactions (dont les inévitables « Windows c'est pour les nuls, venez sur Mac c'est bien mieux ») je laisse un commentaire, assez critique du manque d'analyse de l'article [1] et se terminant par une invitation à lire mon Petit vade-mecum de la technologie 2.0 à l'usage des journalistes. « Ils dégageront peut-être mon auto-promotion » me dis-je en le publiant. C'est de bonne guerre après tout.

D'ailleurs, la politique de modération du Point est claire :

Toutes les opinions sont accueillies, dès lors qu'elles respectent les règles de conformité à la loi et de bienséance. Ainsi ne seront pas validées les contributions qui :

- Encourageraient un sentiment raciste, haineux, homophobe… A ce titre il est utile de veiller à ne jamais généraliser une critique (dépréciation d'un groupe entier, d'une profession entière…). - Attaqueraient sans argumenter, ou argumenteraient de manière haineuse - Mettraient en cause une personne de manière injurieuse ou diffamatoire - Alimenteraient des rumeurs, notamment sur la vie personnelle - Seraient hors sujet - Ne s'adresseraient qu'à un autre lecteur en particulier, sans que les autres lecteurs puissent trouver matière à réfléchir.

Pour améliorer la lisibilité des réactions, les modérateurs veillent à lisser les erreurs d'expression (orthographe, typographie…) mais ne peuvent tout rectifier. Les réactions entièrement formulées en lettres capitales (majuscules) ou en langage abrégé seront supprimées.

Il arrive que les modérateurs suppriment un mot ou un bref passage dans une réaction (la suppression est figurée pas les crochets : …). Leur souci est de laisser vivre le plus possible les paroles d'internautes. Les suppressions ne doivent pas modifier le sens général de la réaction. Si vous en êtes mécontents, vous pouvez toujours demander la suppression totale de votre réaction. Le très petit nombre de cas de mécontentement observé jusqu'à présent nous conduit à pérenniser la pratique.

Conscients de la haute qualité des contributions des lecteurs, les modérateurs ont le souci permanent de les mettre en valeur. Des améliorations de la mise en page sont en cours de développement.

(La mise en exergue des différents éléments qui nous intéressent ici est de moi.)

En fait non, c'est plus simple, ils dégageront tout simplement tous les passages de mon pauvre commentaire un tant soi peu critiques de l'article et de son côté publicitaire.

Grande classe.

Mécontent des coupes effectuées, qui à mon sens « modifient le sens général de la réaction » (on passe d'un commentaire critique de l'article à une simple réponse aux autres commentaires), je décide de contacter le modérateur par mail, selon l'adresse disponible sur le site pour leur indiquer mon mécontentement en leur demander ce qu'ils proposent comme solution (la seule évoquée dans la politique de modération est le retrait pur et simple du commentaire).

Pas de réponse.

Ils doivent être débordés après tout, me dis-je, je vais leur écrire de nouveau.

Toujours pas de réponse.

Évidemment, on comprend mieux en quoi « Le très petit nombre de cas de mécontentement observé jusqu'à présent nous conduit à pérenniser la pratique. » si les mécontentements sont purement et simplement ignorés.

Tout le monde est satisfait ! D'ailleurs, 100% des personnes satisfaites ont été interrogées !

J'ai envoyé un troisième mail, lui aussi resté lettre morte.

Je trouve en tout cas cette pratique dégueulasse, vous l'aurez deviné. De plus, ça ne fait que confirmer l'image déjà médiocre que j'ai des « news magazine » à la française, et du journalisme-faux-4è-pouvoir tel qu'il existe à l'heure actuelle (avec quelques heureuses exceptions).

Ce qui me paraît le plus incroyable en outre, c'est comme des journalistes peuvent refuser toute critique, au point de censurer un pauvre commentaire qui serait de toute façon passé inaperçu (un partisan du logiciel libre qui vient défendre son dada dans les commentaires d'un article sur Microsoft, c'est d'un banal). Non, au lieu de laisser couler et de voir le commentaire disparaître dans le nombre, l'égo de certains (ou est-ce autre chose ?) fait apparaître un manque de respect de la liberté d'expression et conduit un blogueur parmi tant d'autres à se sentir personnellement censuré, et donc à vouloir obtenir justice en prenant le temps d'écrire un article, là où il aurait probablement oublié avoir écrit ledit commentaire deux jours plus tard.

Barbara Streisand, si tu nous lis…

Notes

[1] L'analyse, c'est pas ce qu'on répète tout le temps être la chose que peuvent apporter les journalistes à la jungle sans foi ni loi qu'est l'Internette ?

jeudi 25 novembre 2010

Pub magique - volume 1

Changement de sexe express

Changement de sexe dans la journée.

Imbattable.

mercredi 10 novembre 2010

Traque sur Internet

Souvent après des discussions à rallonge avec des ami/es et des ami/es d'ami/es dans des bars ou au restaurant, on me dit ceci : « Mais c'est fou ce que tu nous racontes là, pourquoi on nous informe pas de tout ça ? ».[1]

« Tout ça », c'est l'état de traque permanente de tout un chacun sur Internet.

C'est le recoupement massif d'informations, le suivi de site en site, le risque de voir des données personnelles se retourner contre nous.
C'est la transparence de nos échanges, la facilité d'accès à nos communications, le divergence grave entre nos notions de vie privée qui étaient valables jusqu'à 10 ans de cela et la réalité de la facilité d'accès à nos vie sur le Net.
C'est le risque du DPI, le Deep Packet Inspection ou Inspection Profonde des Paquets, le Graal de la surveillance sur Internet à écouter certains de ses partisans.

À chaque fois, je me dis qu'il faudrait que j'en parle sur ce blog, pour que plus de monde puisse y penser, considérer le(s) problème(s), absorber ça à son rythme.

C'est ce que je vais essayer de faire ici, ou tout du moins de commencer.

Le sujet est technique et pas glamour, mais il est important je pense et mérite un peu d'intérêt de la part des gens qui n'y connaissent justement rien.

Je vais essayer d'être synthétique, mais si jamais vous avez un peu lu ce blog, vous devez déjà savoir que ce n'est pas exactement un de mes points forts et que c'est probablement une promesse un peu vide. ;)

Et pour plus de lisibilité, je vais aborder chaque partie dans un billet différent.
C'est pas beau ça ?

Notes

[1] Et mes amis qui m'ont déjà entendu déblatérer plusieurs fois sur les mêmes sujets de me moquer gentiment en prévenant mes interlocuteurs/trices que la moindre question va relancer la discussion de 15 min. Au moins.

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samedi 23 octobre 2010

Petit vade-mecum de la technologie 2.0-mon-cul-sur-la-commode à l'usage des journalistes sommés d'écrire sur l'Internette, Apple et les sujets y atenants sans vraiment y connaître forcément grand chose.

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Apple ayant annoncé de nouveaux produits, vous allez incessamment oublier en quoi consiste votre métier et vous mettre à hurler au génie sortant d'une lampe en alu brossé.

Pour vous permettre de survivre dans la jungle qu'est la technologie aujourd'hui, j'ai mis au point pour vous une petite liste de choses à savoir et à connaître pour ne pas dire et répéter des demie-vérités et des annonces marketings à tout va dans vos articles.

Si vous ne comprenez pas les termes employés ici, alors vraiment vous ne devriez même pas envisager d'écrire des articles sur ces sujets.

Version résumée ci-après, version complète en cliquant sur « lire la suite ».

Internet ≠ web

Internet est un réseau décentralisé d'ordinateurs qui utilisent plusieurs protocoles (des langues différentes) pour effectuer différentes actions.

Le web est une sous-partie d'Internet, c'est la collection de pages web reliées entre elles par des liens, rendue possible grâce à la mise en œuvre du concept d'hypertexte.

Le web fait partie d'Internet, mais Internet est beaucoup plus que juste le web (c'est aussi les mails, les échanges de pair à pair, la messagerie instantanée, les jeux en réseau, etc.)

Digital = numérique

Les choses digitales ont rapport aux doigts.

Vous pensez sûrement à numérique, « qui a rapport à la technologie non-analogique », pour décrire tout ce qui est issu de l'informatique et de la révolution qui en découle.

Support = assistance

Un support est un objet sur lequel on en pose un autre.

Vous pensez à assistance, aide ou peut-être soutien.

Mac = PC
 (ou encore: ordinateur ≠ système d'exploitation)

Les Macs ne sont plus différents des PC depuis qu'ils utilisent les processeurs Intel (et l'architecture x86).

Le fait qu'ils utilisent un OS autre que Windows ne fait pas d'eux autre chose que des PCs pour autant, sinon tous les ordinateurs personnels vendus avec autre chose que Windows ne seraient pas des PCs non plus.

Les Macs sont des PCs assemblés par Apple, utilisant un système d'exploitation créé par Apple, OS X (prononcé « ohh ess disse »).

Rentrer dans le jeu de la marque en créant une catégorie informatique à part pour un seul constructeur est abusif.

Apple n'est pas forcément l'innovateur nº 1 mondial

Apple crée des événements plus que des produits. Les produits sont le signe extérieur que l'on a compris l'importance de l'événement. En voulant montrer à tous qu'ils ont compris l'importance de l'événement et en en parlant en long et en large, les journalistes donnent alors son importance à l'événement dans ce qui devient une prophétie auto-réalisatrice.

Virus informatique ≠ virus Windows

Les virus touchent quasiment toujours Windows car 1/ c'est le système le plus répandu, 2/ c'est un système plein de failles.

Ils ne touchent le plus souvent pas les autres systèmes et les « problèmes de virus » sont généralement des problèmes exclusifs à Windows.

Il est donc stupide et abusif de considérer ces problèmes comme inévitables et universels, et la meilleure recommandation est de ne pas utiliser un système avec autant de failles, et non pas d'y coller des rustines à n'en plus finir.

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jeudi 30 septembre 2010

Osez le féminisme, mais pas la libération animale non plus.

Il semblerait qu'un mini-scandale soit en train d'éclater et de se répandre sur Twitter, me donnant envie de réagir.

La campagne jointe de la Sea Shepherd Conservation Society et de la Fondation Brigitte Bardot pour dénoncer le massacre de dauphins au Danemark (pays sûrement sympa par ailleurs), publiée en pleine page dans le Monde daté d'aujourd'hui a attiré l'ire d'Osez le féminisme.

En effet, l'affiche représentant une femelle dauphin éventrée, le fœtus qu'elle portait mort et hors de son utérus, le tout sur le t-shirt d'une femme enceinte, a été interprétée par Osez le féminisme comme une attaque sur le droit des femmes à l'avortement.

Stop the Grind en pleine page du Monde source : http://twitpic.com/2t247k

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jeudi 16 septembre 2010

De l'intérêt d'Identi.ca (et Status.net) face à Twitter

Mettons-nous d’accord immédiatement, et répondons avant tout autre chose à la question la plus évidente : Pourquoi utiliser identi.ca alors que tout le monde est sur Twitter ?

C'est la même question, en substance, que « Pourquoi utiliser Diaspora alors que tout le monde est sur Facebook ? », « Pourquoi utiliser Facebook alors que tout le monde est sur MySpace ? », « Pourquoi utiliser MySpace alors que tout le monde est sur Friendster ? », ou encore les bons vieux « Pourquoi utiliser XMPP alors que tout le monde est sur MSN ? » et « Pourquoi utiliser MSN alors que tout le monde est sur ICQ ? ».

Bon, je pense que la plupart d'entre vous voit où je veux en venir là…

Il y a toujours un réseau qui est le plus populaire à un moment donné dans le temps, sans pour autant que cela ne garantisse quoique ce soit sur sa qualité.
C’est le cas tout simplement car la valeur d'un réseau est égal au carré de son nombre d'utilisateur/trices. C’est ce qu’on appelle la loi de Metcalfe.

Ainsi donc, « tout le monde est sur Twitter » donne clairement une réelle valeur à Twitter.
Bien entendu, « tout le monde est sur » voulant quasiment toujours dire « toutes les personnes intéressées par ce service à cet instant dans le temps ». Même Facebook, monstre parmi les réseaux sociaux, ne peut pas (encore ?) se targuer d'être un annuaire universel.

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jeudi 8 juillet 2010

Pluzz, systèmes libres et interopérabilité (ce titre vend du rêve)

Le lancement récent de Pluzz, la télévision de rattrapage de France Télévision, et son incompatibilité avec les ordinateurs utilisant des systèmes libres (comme Ubuntu), me donne l'occasion de revenir sur quelques notions trop souvent mal comprises du Grand Public (ne t'inquiète pas Grand Public, je t'aime quand même), comme l’interopérabilité et dans une moindre mesure le service public.

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jeudi 10 juin 2010

Des pubs pour « Le Bœuf » : réjouissons-nous !

En effet mes sœurs et mes frères, réjouissons-nous.
L'industrie de la viande qui ressent le besoin de faire de la publicité pour justifier la consommation de « bœuf », c'est bon signe.

Il y a trente ans il eut été inconcevable de devoir faire de la réclame pour inciter la population à manger un steak. S'il y a bien quelque chose que tout le monde aime, c'est un bon steak bien juteux, n'est-ce pas ?

(source)

Mais avec les dernières attaques de ces salauds d'écologistes (télécommandés par les bien plus dangereux extrémistes végétariens qui veulent détruire les belles traditions de notre douce nation), le lobby de la viande ressent le besoin de motiver la consommation de cette noble bête qu'est le bœuf.

On est donc à la troisième étape du triptyque énoncé par Schopenhauer :
D'abord ils vous ignorent, ensuite ils vous ridiculisent, enfin, ils vous combattent.

Mais avant de nous réjouir complètement, prenons quand même le temps d'analyser ce monument d'intégrité intellectuelle qu'est la campagne « Le bœuf, une énergie naturelle, essentielle, vitale et responsable. »
Je sais, c'est magique dès le début.

Le choix du « essentielle » est le plus évident à démonter, on ne va pas y accorder plus qu'un « Et c'est pourquoi l'Inde à cesser d'exister il y a 1500 ans car elle n'a pas mangé assez de viande les enfants. ».
« Vitale » subit du coup le même sort.

Revenons ensuite un instant au choix du mot « bœuf ». Considérant que plus de 90% de la viande de bœuf consommée en France est de la viande de vache de réforme, je pense qu'on est à la limite de la publicité mensongère.
Cela vous donnera aussi une idée d'où vont les vaches à lait à la fin de leur vie. Et par « la fin » on parle de celle déterminée par l'optimum économique hein, pas leur espérance de vie naturelle.
Ça va pas oh, on va pas attendre plus de 20 ans pour bouffer de la viande dur comme chicotin non plus.
Bref, « bœuf » sonne clairement plus classe que « vache laitière en fin de carrière », la campagne marque encore un point en terme d'information factuelle.

En outre, on voit dans l'une des pubs un couple sautant dans les bras l'un de l'autre dans un champ, de majestueux et placides bovidés broutant dans le fond, libres comme l'air dans des collines verdoyantes de notre beau pays (variation sur l'image en haut de cet article).

Quelle proportion des vaches vivent au grand air, libres de leurs allées et venues ? Je ne trouve pas de chiffres exacts, mais pour ce qui est des veaux, moins de 10% visiblement[1] (source One Voice).

On pourrait continuer un certain temps comme ça, tant la campagne et le site associé sont volontairement vagues et donne dans le greenwashing basique, mais je préfère vous laisser avec ces quelques morceaux choisis et vous laisser continuer à lire ailleurs d'autres déconstruction de la même campagne, si ça vous dit.. 

En France, qui dit bœuf dit prairies pour les nourrir. Et qui dit prairies dit à la fois stockage de carbone et diversité. Ainsi, au-delà du maintien de la diversité des races bovines de nos régions, les prairies abritent de très nombreux petits animaux, insectes et micro organismes qui, tous, participent à la biodiversité, au même titre qu’une flore végétale abondante.

Décidément, le bœuf crée la vie autour de lui.

(source)

Comment ces prairies stockent-elles du carbone, le site ne l'explique pas (ce carbone ne serait pas stocké si les prairies étaient laissées à être broutées naturellement par les animaux ?).
On appréciera aussi particulièrement l'ironie de la dernière ligne.

Nos élevages, essentiellement familiaux et générateurs de milliers d’emplois, participent activement, et de façon responsable, au dynamisme économique et social de nos régions.

Ainsi, grâce au bœuf, nos campagnes sont pleines de vie.

(source)

La dernière ligne encore une fois est assez magique.

Bref, on restera surtout sur le fait que l'industrie de la viande en est venue à un point où elle se sent devoir défendre sa position, surtout d'un point de vue environnemental.

Bientôt, on arrivera peut-être même à leur faire admettre qu'ils utilisent des animaux (avec des nerfs, un cerveau et semblant de conscience, si si !) pour gagner leur vie, et non des automates ou des objets, comme le voudraient Descartes ou le code civil.
Et on les verra argumenter qu'ils sont bien évidemment de grands défenseurs de la vie des animaux, et que c'est pour ça qu'ils les font venir au monde dans de telles quantités.

Notes

[1] Et encore, je simplifie, 10% ne sont pas élevés de façon industrielle, il faudrait regarder la proportion qui est « bio ».

jeudi 3 juin 2010

Des limites de la gentillesse bien pensante

Il y a quelques mois, en traînant sur un réseau social bien connu, un groupe sarcastique a été porté à ma connaissance : Pourquoi ne pourrait-on pas manger les chiens ?.

Bonne question, à laquelle je vous laisse le soin de répondre et d'en tirer les conclusions logiques.
Chose que visiblement, les détracteurs dudit groupe n'ont pas essayé de faire.

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dimanche 30 mai 2010

GLOIRE À FACEBOOK

Chères amies, chers amis, j'ai décidé de RESTER SUR FACEBOOK, ET PARTICIPER À UNE GRANDE ŒUVRE DU PEUPLE.

Le 31 mai prochain J'INVITERAI TOUS MES AMIS ET TOUTES MES AMIES QUI N'ONT PAS ENCORE VU LA LUMIÈRE À REJOINDRE LE SITE.

L'élément qui a été CELUI QUI M'A FAIT PRENDRE CONSCIENCE DE L'IMPORTANCE DE FACEBOOK POUR LA NATION, est le fait de m'être vu refusé le droit de changer de nom selon mon bon vouloir MÊME SI JE ME RENDS COMPTE DÉSORMAIS QUE C'EST UNE PRATIQUE SAGE ET JUSTE. Aucun autre site ne fait cela, ET ILS ONT TORT, même un site comme eBay, QUI EST UN REPAIRE DE CHIENS DE PETITE VERTU ET DE VOLEURS SANS MORALE, permet l'utilisation de pseudonymes.

Le site de Mark Zuckerberg (GLOIRE À SON NOM, QUE SA BIENVEILLANCE ÉCLAIRE MILLE GÉNÉRATIONS) prend une direction QUE JE NE PEUX QU'APPROUVER.

En effet JE SUIS RAVI que Mark Zuckerberg (SON ESPRIT EST GRAND, QUE SA DESCENDANCE SOIT FERTILE ET POURSUIVE SON ŒUVRE) nous ÉCLAIRE SUR LA VÉRITÉ AU SUJET DE LA VIE PRIVÉE aujourd'hui.

C'est pourquoi j'ai décidé de faire savoir ma JOIE INDICIBLE D'AGIR AVEC MES SEMBLABLES AU SEIN D'UN LIEU PROTÉGÉ CONTRE L'AMORALITÉ D'INTERNET EN PARTICIPANT AU BIEN ÊTRE ÉCONOMIQUE DES ENTREPRISES DE PART LE MONDE et de RESTER TOUT MA VIE SUR LE SITE AFIN DE FAIRE DE FACEBOOK LE CENTRE NÉVRALGIQUE DE MA PRÉSENCE SUR LE RÉSEAU CIVILISÉ ET RÉGULÉ.

vendredi 21 mai 2010

♫ Copying is not Theft ♫

À force de le répéter, certains espèrent que ça en fera une vérité : « La copie, c'est le Vol ! » nous répètent certains (dont un paquet font des lois, malheureusement, ou font de l'argent en vendant des copies, ironiquement).

Heureusement, certaines personnes ont décidé de les aider à comprendre la distinction entre les deux, en reprenant à la base.

C'est le cas de Nina Paley[1] et c'est l'idée derrière les Minutes Memes : une petite animation pour expliquer une idée.
Voici donc de quoi expliquer à ceux et celles qui ont du mal (Pascal, je pense à toi) en quoi copie ≠ vol.

Ce qui est bien, c'est que le langage et le style sont tout à fait adapté au niveau technique que semblent avoir certaines de nos « élites culturelles » et de nos représentants au Parlement.

Minutes Memes, via Owni.fr.

Notes

[1] Nina Paley qui, pour ne rien gâcher, est végétarienne et fait ici le parallèle entre le fait d'expliquer en quoi le monopole du copyright n'est pas une évidence à des gens qui ont bâti leur plan d'affaire dessus est le fait d'expliquer qu'on peut être végétarien et qu'on est pas obligé de manger des animaux à une convention de bouchers.

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