Vu sur le site d'Orange cette BD :

(On sent l'équipe créative qui a du aller trouver des genres musicaux dont elle n'avait jamais entendu parler, juste pour l'énumération.)

Tiens, c'est amusant comme argument.

Il y a quelques temps quand on vantait le côté bibliothèque d'Alexandrie des réseaux peer to peer et la pauvreté de l'offre dite légale, on nous opposait comme réponse « Mais qui écoute tout ça ? ».

Je me souviens même avoir vu et entendu Pascal Nègre annoncer avec une incrédulité frôlant l'hypocrisie « Imaginez, certains pirates ont plusieurs milliers d'albums ! Personne ne peut écouter tout ça ! ». On imagine les fans de jazz avec une collection de milliers de disques, soigneusement rangée et cataloguée avec amour selon une nomenclature travaillée aux petits oignons faire une crise d'apoplexie en entendant un truc pareil.

Il y un scénario peut-être même pire : M. Nègre était potentiellement sérieux en disant ça. Et ceci serait un problème bien plus grave encore… Cela impliquerait que le nº 1 du plus gros distributeur de musique en France (et l'un des plus gros dans le monde) ne comprend tout simplement pas une partie de son public et le marché auquel il s'adresse.

Ainsi, après nous avoir expliqué que personne n'avait besoin de toute cette musique, et que seuls les viles pirates dénués de tout sens moral pouvaient écouter des milliers de titres et albums différents, on nous explique maintenant qu'il faut absolument souscrire à un service privé pour avoir justement accès à des milliers de titres et albums.

Ah oui mais là c'est pas pareil, on a investi dedans.

Magnifique.