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lundi 19 avril 2010

Internet est une salle de rédaction géante ! (et j'ai le numéro du rédac' chef)

C'est en tout cas ce que semble penser une partie de l'administration et du gouvernement.

À en croire cet amusant article de Numérama, de nombreux sites du gouvernements « interdisent » que l'on crée des liens vers leur site.

Amusant n'est peut-être pas le mot d'ailleurs, effarant est mieux choisi.

En effet, ces mises en garde vides de toute substance montrent surtout une incompréhension fondamentale du web : d'une part je propose mon contenu à tous et à toutes, sur un serveur répondant aux demandes sans discrimination [1], mais de l'autre j'estime naturel de décider de qui va faire référence à moi ailleurs.

C'est un peu comme avoir une discussion publique à la boulangerie mais refuser que quelqu'un face référence à cette discussion par la suite chez le primeur.

Cette incompréhension me rappelle des propos tenus récemment sur France Inter par Jean-François Lamour, député de Paris, au sujet des blogs. Réagissant vivement à ce qu'une partie de notre majorité parlementaire, les Pierre Richard de l'Internette, à décrié comme La Rumeur™, ce joyeux drille s'offusquait à l'idée qu'un blog puisse publier ce qu'il veut, en ces termes (que je cite de mémoire, l'émission n'étant plus téléchargeable) :
« Mais, il doit bien y avoir des modérateurs ! Un site comme LeMonde.fr ou Liberation.fr ne peut pas publier n'importe quoi, il y a quelqu'un à qui on peut s'adresser pour faire retirer les contenus problématiques. ». [2]

Le fond du problème est là, ces gens qui font les lois sont encore dans une optique de salle de rédaction dont sort l'info et que l'on peut, si ce n'est contrôler, au moins amadouer, menacer ou faire trembler. C'est dans tous les cas une entité à une seule tête, plusieurs entités en comptant différentes salle de rédaction, mais identifiable, identifiée et à qui l'on peut facilement demander des comptes.

Hors avec Internet, la réalité est autre. On est face à une hydre, un journal anarchique (pensez Proudhon, pas chaos) aux milliers de rédacteurs, chacun avec leur propre presse.

Faisant montre d'incompréhension quand Laurianne Deniau, la représentante des jeunes socialistes en face de lui tentait de lui expliquer que non, tous les blogs n'avaient pas de modérateurs, car une très grande partie d'entre eux sont auto-publiés ou publié sur des plateformes (qui peuvent en effet appartenir au Monde, à Libération, etc.) et n'ont donc aucunement les moyens, ni parfois même l'envie, de modérer eux-mêmes 24h sur 24 leur blog, je propose à mon copain JF d'imaginer qu'il veut, concrètement, modérer les propos de tous ses concitoyens.

Et il a raison.
Clairement, l'époque infâme de la Rumeur, des potins, des ouï-dire et des nouvelles croustillantes de bas étage pullulant et s'infiltrant dans les esprits de nos concitoyens doit toucher à sa fin.
Mettons des modérateurs dans toutes les boulangeries, que se taise enfin la voix persifflante du ragot populaire.

Comme disait l'autre, la liberté d'expression plaisait bien tant qu'elle était théorique, maintenant qu'elle devient concrète, elle fait peur.

Notes

[1] On va pas rentrer dans un débat sur l'usage de technologies propriétaires sur les sites publiques.

[2] Problématiques voulant évidemment dire « qui nous déplaisent ».

jeudi 8 octobre 2009

Copyright insanity #1

Today, C. wanted to take some pictures at the local shopping centre/plaza in a non-professional way and for her personal enjoyment, the way she often does.

Hell, the way everyone I know does, half of my friends are photogeeks anyway.

As she started taking pictures of the poster for a film festival in the entrance to the arcade's cinema, a girl behind the counter told us we “couldn't do that”. C. put the protective cover back on her camera's lens and we started leaving. Yet, this seemed like copyright abuse to me, so after checking with C. if she'd mind if I asked the girl to explain, I headed back to the counter.

I asked the girl for what reason we weren't allowed to take pictures, and, lo and behold she told me it was because
“The posters are copyrighted. And it's against cinema policy.”.

Interested and clearly sensing copyright abuse, I started answering.

“Look, this isn't against you, but…”

“This is cinema policy, it's the way it is. I don't want to discuss this anymore with you.” she cut through, and she just left me there.
Obviously, as I was the only person in the cinema's hallway, this clearly was movie rush hour and she had highly more important things to do than answer a customer's question.

Reasonably, I was left rather pissed as an other human being had basically just refused intelligent conversation and hid behind corporate policy to justify stupidity, and more importantly, done it in one of the most blunt and rude ways I've experienced.

What's annoying is that the cinema is actually nice, has reasonable pricing and a nice selection.

So, I've checked, and though I am not a copyright lawyer I think this shows one has the right to take pictures of film posters : Australian Copyright Act of 1968, section 65.
For the lazy ones, here is what it says : The copyright in a work to which this section applies that is situated, otherwise than temporarily, in a public place, or in premises open to the public, is not infringed by the making of a painting, drawing, engraving or photograph of the work or by the inclusion of the work in a cinematograph film or in a television broadcast.

So there, from what I make of it, a copyrighted work displayed in open premises does not see it's copyright infringed by a photograph, especially if the picture is for personal enjoyment. And by definition, a film poster is a public work of art, as it's entire point is to be shown to the public and therefore displayed publicly.

Needless to say, I think the obsessive dickhead I am is going to drop by and give her a print-out of that section. She probably doesn't care (she actually made that clear by being deliberately rude), but whatever. %% It is noble and just to dispel myths, falsehoods and untruths, right ?

The worst bit is this : copyright is supposed to help protect artist's rights and avoid spoliation. By being obnoxious and abusing copyright, this girl makes me not want to go to the cinema she works at again. I find a cinema I like and and a stupid policy and worker makes me want to not go there anymore. How is that good for artists?